Archive pour mars, 2012

laicité et identité

Selon Comte-sponville la laicité est garantie par la loi et il faut qu’elle le demeure. La laicité est cette séparation dans les deux sens de la la sphère privée religieuse et la vie publique. Il s’agit donc de garantir la liberté d’exercer sa religion, sans interference avec la sphère publique tout en reconnaissant l’existence de cette sphère religieuse.

Il s’agit d’avoir des lois communes, générales et partagées qui permet  à chacun d’avoir ou de ne pas avoir d’option spirituelle et de liberté de conscience d’expression et d’opinion.

C’est du moins la conception française de la laicité.

L’identité par contre relève de l individu (identité individuelle) ou d’un groupe (identité collective) et n’est pas subordonné à une loi.

L’identité française s’est forgé au fil des siècles via les differentes vagues migratoires depuis les grecs jusqu ‘aux pakistanais et indiens et la toute puissance de l’eglise catholique (mais aussi des protestants et des juifs) qui a forgé qu’on l veuille ou non le socle de notre identité (paysages, gastronomie, industries, architecture, culture, fêtes,..).

Le mélange s’est fait par acculturation réciproque, chacun apportant sa part de culture qui fait évoluer heureusement la culture d’accueil qui ne se sclerose pas. Le migrant laissant derrière lui un part de son passé et traditions pour s’en approprier des nouvelles et en apporter des nouvelles aux autochtones.

« L’immigration est une chance mais aussi peut parfois compliquer ou affaiblir l’identité d’un peuple, seuls les naifs ou les hypocrites le nieront. C’est l’une des raisons de la contrôler et , sans doute, la limiter. le droit de vivre en france ne fait pas partie des droits de l’homme.  » (comte-sponville)

L’identité nationale ne se décrête pas car elle repose sur des modes de vie, une culture,le gout de la liberté, de l’égalité, la laicité, des symboles, des traditions, des pensées partagées qui se sont  forgées au fil des siècles. Tout cela me semlbe universel et mérite d’être partagé.

L’identité d’un peuple dépend des individus qui la font vivre. Elle garantit  à chaque son  identité individuelle mais dans le cadrede l’identité  collective.

Quand un migrant désire faire sa terre d’accueil la France il doit comprendre qu’il doit sans doute laisser dans son passé une partie de son identité individuelle car la France est un pays intégrateur. Il ne s’agit pas de faire de l’assimilation a tout crin mais de permettre a chacun de vivre dans un collectif avec des références communes.

Si la perte d’une part de cette identité est impossible pour la personne alors il faut qu’elle trouve une terre d’accueil qui lui permette de vivre de manière communautarisme (comme les pays anglo-saxons). ce n’est pas notre culture et on ne doit pas la changer. Car cela risque d’être préjudicable pour la personne et le pays.

Je penses que la somme des enrichissements réciproques est à terme plus fécond pour le pays qu’une sanctuarisation communautaire. Je sais que cela offusque nos amis anglo-saxons mais cela fait partie de notre culture.

L’identité c’est un ensemble de valeurs partagées, la conscience d’un passé partagé (au moins partiellement) et la volonté de vivre ensemble dans le futur.  Ca n’a rien de honteux et même je trouve cela constructif .

Cela ne passe pas par les lois mais par le coeur et l’esprit de chacun.

Je trouve dommageable  d’avoir laisser a l’extrême droite la défense de la francité car c’est un heritage commun.

 

la mémoire

les mémoires de représentations à long terme se composent de

- mémoire perceptive qui permet de garder la trace initiale de ce que l’on a percu avant même d’en avoir conscience

- mémoire sémantique qui permet de mémoriser les connaisances et donc d’associer par exemple tokyo comme capitale du japon

- mémoire épisodique permet de conserver le souvenir d’instants uniques bien localisés comme par exemple un voyage

- mémoire de travail (comme pour les ordinateur) permet de maintenir présent les éléments dont on a besoin pour l’usage immédiat (pour parler, imaginer, réfléchir)

- mémoire procédurale, dite d ‘action, stocke les compétences et savoir faire. permet par exemple de se rappeler commen t on fait du vélo.

La mémoire n’est donc pas une mais  multiple aussi bien en durée, contenu, utilisation.

C’est un comme un muscle qu’il faut entretenir par des exercices quotidien pour eviter son atrophie.

On peut se poser la question de savoir comment les hommes politiques peuvent s’appuyer sur la non mémorisation d’évenements ou de paroles qu’ils ont dit ou fait.

Est ce a dire que l’individu en mémorise pas forcément des  événements ou faits qui ont pourtant de l’impact sur sa vie.

On ne mémorise certes que ce qui nous marque mais l’amnésie collective ou générale est parfois étrange.

N’arrivons nous pas à mémoriser ce qui est impotant dans la la loghorrée médiatique?

 

 

sentiment national

d’après Pierre Nora le sentiment national  est cette mosaique de lieux matériels ou immateriels qui permet aux personnes de se sentir appartenir à un destin commun et partager par une sédimentation mémorielle et symbolique des lieux comme Versailles, la tour Eiffel ou le tour de France ou le 14 Juillet.

Cette dimension symbolique et partagée  a subi une mutation importante dans les années 70 avec les mouvements de libérations divers et dans les années 2000 avec l’apparition de revendications communautaires remplacant l’identité nationale par l’identité sociale, remplaçant une identité historique par une conscience sociale et culturelle de soi.

Derrière ce repli sur sa propre identité ou ce groupe se profilait la conscience de la réduction de puissance du pays  de grande puissance a une puissance moyenne  sans grand projet  industriel, culturelle ou politique qui facilite la cohesion sociale et l’aggrégation autour d’un projet commun.

C’est ce sentiment de déclassement avec un  pays qui sent que ses élites ne sont pas à la hauteur  de l’enjeu qui explique le pessimisme ambiant. Il y a donc un repli sur ce qui rassure ce qui est en plus petit commun dénominateur sans volonté de construire un avenir commun avec des valeurs communes.

On passe d’une nation d’intégration à une société communautaire ou chacun essaye d’obtenir le maximum pour soi et sa communauté. Peu importe les autres.

Ce système d’identité individuelle ou communautariste au lieu de s’inserer dans une identité collective et partagée se replie sur soi et s’isole des autres tout en réclamant sa reconnaissance et son existence par les autres.

Cet émiettement ou cet affaiblissement du sentiment national est à la fois la cause et l’effet du declin de la France dans le Monde non seulement économique mais aussi culturel.

 

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